



J'ai en fait découvert l'émission radioamateur par chance en écoutant les ondes courtes à l'âge de 14 ans. Ma deuxième chance a été qu'à cette époque l'émission d'amateur pouvait être facilement copiée car les transmissions étaient en modulation d'amplitude sur 40m et 20m. La BLU n'était heureusement pas encore très répandue. Ma troisième chance fut donc d'écouter un radioamateur qui donnait une liste d'adresses en Belgique. J'écrivi à ON4KJ et ma quatrième chance fut que cet OM eut l'amabilité de me répondre par une longue lettre dans laquelle il m'expliquait l'émission d'amateur et me communiquait l'adresse du Réseau des Emetteurs Français à Paris. La même année, je fis un séjour de vacances studieuses en Angleterre et j'eu le bonheur de constater que la maison à côté de celle de mes hôtes était celle d'un très aimable radioamateur, G3OML à Morden, Surrey. Le Monde des radioamateurs est vraiment petit !
Au lycée, j'étais plus intéressé par la physique que par les autres matières, et un de mes meilleurs camarades était également un passionné d'électronique. Les autres copains m'avaient surnommé "Ondes Courtes" car nous passions beaucoup de temps à discuter de radio. Nous sommes devenus tous les deux Médecins et chercheurs !
J'ai construit plusieurs kits radio. Le premier fut un émetteur récepteur BLU monobande 20 m Heathkit HW-32, et je me suis lancé dans l'assemblage d'un récepteur de TV et d'un oscilloscope, qui figuraient comme travaux pratiques d'un cours par correspondance, Eurelec. Mon premier indicatif radioamateur a été F1BJI en 1972. J'ai ensuite étudié la télégraphie, complétant ma license et j'ai obtenu l'indicatif F6BVP.
En 1979, Jean F8ZS me demanda de participer avec un groupe d'OMs
du
CNES à un projet de satellite radioamateur. Nous fondames le RACE,
Radio
Amateur
Club
de
l'Espace, et ainsi débuta l'aventure
ARSENE.
La même année j'ai assemblé une console Heathkit H9 (cela nécessita bien deux semaines) et un micro ordinateur H8 à base du microprocesseur 8080 Intel avec 4 Kilo Octets et ensuite 8 Ko de mémoire RAM statique qui fonctionne toujours. Mon livre de chevet pendant les vacances d'été fut un ouvrage sur le microprocesseur 8080.
J'ai commencé mes QSOs par satellite en mode A avec une station VHF 2m, une antenne 13 éléments F9FT, et un dipole en V inversé sur 28 MHz.
J'ai pu décoder les télémesure des satellites UoSat-1 and UoSat-2 via l'interface pour K7 du H8 au standard Kansas City (seulement au prix d'un inverseur supplémentaire pour redresser les données).
Toujours avec le même H8 programmé en assembleur avec un programme adapté d'un article de QST, j'ai pu copier de la télégraphie automatiquement sur écran et transmettre en CW ce que je tapais sur le clavier. Je me souviens de la remarque d'un correspondant radioamateur Américain qui me dit que mon signal CW sur 14080 KHz ressemblait à de la musique!
En 1981, j'ai monté un second micro ordinateur H88 avec 32Ko de RAM et un seul lecteur de disquettes de 180 Ko qui m'a permis de faire des QSO en RTTY à 45.5 bauds en code Murray-Baudot à 5 moments. J'ai eu l'occasion de copier les premières émissions expérimentales RTTY de W1AW de l'ARRL en ASCII 7 bits à 110 bauds sur la bande 20 m.
J'ai écouté et fait mes premiers contacts par satellites avec les AMSAT OSCAR 6, 7 et 8. Ce dernier avait une orbite basse très favorable avec des passages de plus de 20 minutes en mode A (montée sur 2m - descente sur 10m)..
Ensuite vint l'ère du Heath-Zenith Z100, acheté tout monté, un micro ordinateur à base de 8086 et 8088. Les systèmes d'exploitation étaient le CP/M et le DOS. Il possédait deux disquettes de 180 Ko, 128 Ko de mémoire RAM dynamique et une horloge à 6 MHz. En même temps j'ai amélioré mon système d'antennes avec un moteur d'élévation.
En novembre 1983, j'entendis le retour de mon propre signal télégraphique renvoyé par le transpondeur d'AO-10 en mode B (montée 435 et descente sur 145 MHz).
J'ai découvert le paquet-radio, successeur du radiotélétype, au travers des publications de l'AMRAD et je dois être une des premières stations française en 1984 à avoir expérimenté l'AX25 avec mon complice extrêmement compétent F6ABJ qui avait assemblé deux kits du controleur de paquets PK1. En 1983 j'avais en effet construit, d'après une description de l'AMRAD, un répéteur paquet AX25, en wrapping sur une carte de développement du H8 avec un controleur HDLC 8073. Mais ce n'est qu'un an plus tard que j'ai pu valider cette réalisation au moyen des PK1, car auparavant il n'existait aucun moyen d'émettre de l'AX25. En 1986, nous utilisions déja le logiciel CPK sous CP/M pour transférer des fichiers par paquet-radio. Avec Rémy F6ABJ et quelques OMs nous avons fondé l'Association Technique pour l'Expérimentation du Packet RadioAmateur.
En Novembre 1987, j'ai remplacé mes antennes par deux 2 X 9 éléments F9FT 145 MHz en polarisation circulaire et une KLM 22c UHF, plus des préamplificateurs et des cables coaxiaux à faible perte. Ceci s'est traduit par le début des contacts via OSCAR-12 en mode BLU avec DL0XK, I8CVS, DC9UP, HB9RHV, DC6PX, I0LYL. AMSAT OSCAR 13 a été lancé le 15 Juin, 1988 à 13:19. J'ai copié la télémesure en télégraphie d'AO-13 pendant l'orbite 7 le 18 Juin. Elle disait qu'après l'allumage du moteur d'apogée, le nouveau périgée du satellite était à 1500 Km et l'apogée à 36000 Km.
Le 25 Juillet 1988, je fis mes premiers QSO via AO-13 en mode B au cours de l'orbite 87 en CW avec N4MW et VU1BR en SSB.
En Octobre 1989, j'ai entendu la station spatiale MIR sur 143,625 MHz et de nouveau en Juillet 1991, mais cette fois Anatoly U5MIR-1 utilisait une transmission paquet AX25.
C'est également en Juillet 1991 que j'ai fait mon premier QSO via OSCAR-21 avec G8ATE en SSB.
A cette époque la NASA expédiait gratuitement sur demande tous les 10 jours environ une lettre avec la liste des éléments kepleriens 2 Lignes que je recopiais à la main pour les diffuser sur le réseau paquet et pour les publier dans un petit journal, le BIRSAT, fondé par F3HK, auquel souscrivaient les OMs qui voulaient être rapidement informés.
Depuis 1990, j'opère une station BBS paquet-radio spécialisée sur l'Espace et les Satellites. Le programme BBS est écrit par Jean Paul, F6FBB.
En Décembre 1991, j'ai été la première station française métropolitaine à trafiquer en paquet par satellite à 9600 bauds avec le protocole PACSAT. Les microsats étaient UOSAT-3 et UOSAT-5. J'utilisais les programmes PB et PG de Harold Price NK6K et Jeff Ward G0/K8KA, un modem 9600 G3RUH sur un TNC-2 (EPROM TAPR 1.1.7b) et des appareils ICOM IC-490 (UHF) / IC-290 (VHF) modifiés pour le 9600 bauds (prises directes sur la diode varicap et filtre FI plus large).
L'ordinateur que j'utilisais était un clone PC 80386 SX 16 MHz avec 4 Mo RAM. L'azimut et l'élevation étaient calculés par le programme résident ITRACK qui les affichaient dans le coin de l'écran. Le pointage des antennes et le décalage en fréquence pour compenser l'effet Doppler étaient manuels tandis que je surveillais le diagramme de l'oeil sur l'oscilloscope et tapais les messages au clavier. C'était du sport. J'ai opéré la première station passerelle satellite (SATGATE) française pendant un an et j'ai écrit en C, HEADOUT.EXE un programme destiné aux stations SATGATE.
Les autres étapes sont de l'histoire contemporaine...



HEADOUT fabrique des fichiers messages PACSAT de type 2 réservé au TRAFIC entre BBS SATGATES.
Le fichier FORWARD.SYS d'une BBS comporte la liste de toutes les stations SATGATEs destinations possibles. Lorsqu'un message arrive dans la BBS l'adresse hiérarchique détermine automatiquement la BBS destination. Ce courrier à exporter se fait, dans le cas d'une station SATGATE, dans un fichier qui comporte l'indicatif du SATGATE destinataire suivi de l'extension .IN
C'est un pilote (Terminate and Stay Resident, TSR) qui peut
être utilisé sous DOS avec un logiciel conforme au
standard
Kansas City Tracker, comme InstantTrack et QuickTrak. Ecrit en langage
assembleur, il est identique au programme RotorDRV, mais il envoie les
valeurs de l'AZimut et de l'ELevation au port parallel au lieu
d'un
port de la carte KCT. En fait, le logiciel a été
écrit
à partir du code de DUMMYKCT.ASM code. Il est appelé via
une interruption logicielle numéro 63 hexadécimale (INT
63h)
par le programme principal (IT ou QuickTrak). Ce n'est pas un logiciel
très sophistiqué, car il ne fait qu'envoyer sur un port
parallel LPT1
ou LPT2
ou LPT3,
les valeurs des angles AZ et EL s'ils différent des
précédentes
valeurs de plus de 2 degrés. Il ne doit être lancé
qu'une seule fois avant de lancer IT. Il peut servir à piloter
la
carte interface POURSAT décrite par F6HNV et F1LIL dans
Mégahertz
en 1988. Se reporter au fichier documentaire pour plus de
détails.
C'est un pilote (Terminate and Stay Resident, TSR) qui peut
être utilisé sous DOS avec un logiciel conforme au
standard
Kansas City Tracker, comme InstantTrack et QuickTrak. Ecrit en langage
assembleur, il est identique au programme RotorDRV, mais il envoie les
valeurs de l'AZimut et de l'ELevation au port série au
lieu
d'un port de la carte KCT. En fait, le logiciel a été
écrit
à partir du code de DUMMYKCT.ASM code. Il est appelé via
une interruption logicielle numéro 63 hexadécimale (INT
63h)
par le programme principal (IT ou QuickTrak). Ce n'est pas un logiciel
très sophistiqué, car il ne fait qu'écrire en
ASCII
sur l'un des ports série COM1-COM2
ou COM3-COM4,
les valeurs des angles AZ et EL s'ils différent des
précédentes
valeurs de plus de 2 degrés. Il ne doit être lancé
qu'une seule fois avant de lancer IT. Il peut servir à piloter
l'interface
de controle d'un moteur KENPRO. Se reporter au fichier documentaire
pour
plus de détails.